IA générative : pourquoi la compétence clé n’est pas technique, mais stratégique et juridique

L’intelligence artificielle générative s’est imposée en quelques mois dans les discours professionnels.
Outils, prompts, automatisation, gains de productivité. Les promesses sont nombreuses, parfois séduisantes.
Mais derrière cet engouement, une réalité s’impose : l’IA générative n’est pas un simple outil technique.

Elle engage des choix structurants, expose les organisations à des risques juridiques, économiques et réputationnels réels, et nécessite un cadre clair dès les premières expérimentations.

Avec l’entrée en vigueur progressive du règlement européen sur l’intelligence artificielle (AI Act), cette réalité devient désormais normative : certains usages ne relèvent plus du “bon sens”, mais d’obligations légales explicites.

Le faux problème : « savoir utiliser un outil d’IA »

La majorité des formations et contenus disponibles aujourd’hui se concentrent sur le comment faire :

  • comment rédiger de bons prompts,
  • comment automatiser certaines tâches,
  • comment intégrer un outil d’IA dans son quotidien professionnel.

Ce niveau est nécessaire.
Mais il est largement insuffisant.
Le vrai sujet n’est pas de savoir si l’on peut utiliser l’IA, mais où, comment, dans quelles limites, et sous quelle responsabilité.
Or, ces arbitrages ne sont ni techniques ni anodins, ils relèvent de la stratégie, de la gouvernance… et désormais du droit européen.

Les angles morts encore trop souvent ignorés

Dans les pratiques que j’observe chez mes clients, plusieurs questions essentielles restent peu traitées dans les parcours de formation classiques :

  • Quelles données sont réellement exposées, réutilisées ou réentraînées par les outils d’IA générative ?
  • Quels usages sont compatibles avec le RGPD, et lesquels posent problème en pratique (données sensibles, secrets d’affaires, données clients) ?
  • Qui porte la responsabilité juridique en cas d’erreur, de biais, de discrimination ou de contenu illicite généré ?
  • Certains usages relèvent-ils de systèmes d’IA à haut risque au sens de l’AI Act (recrutement, évaluation, notation, décision automatisée) ?
  • Quelles obligations de transparence s’imposent désormais (contenus générés, assistance par IA, information des utilisateurs) ?
  • Quels risques de dépendance technologique ou de verrouillage contractuel vis-à-vis de fournisseurs extra-européens ?
  • Quels impacts organisationnels, sociaux et environnementaux ces usages induisent-ils à moyen terme ?

Ces questions ne sont ni théoriques ni accessoires.
Elles conditionnent la licéité, la robustesse et la soutenabilité des usages de l’IA générative.

L’AI Act : un changement de paradigme pour les usages professionnels

Le règlement européen sur l’IA ne vise pas uniquement les grands acteurs technologiques.
Il concerne toute organisation qui développe, déploie ou utilise des systèmes d’IA dans un contexte professionnel.
Même lorsque l’IA générative est utilisée “en support” :

  • aide à la rédaction,
  • tri de CV,
  • assistance à la décision,
  • analyse de contenus,
  • génération de recommandations,

elle peut déclencher des obligations spécifiques :

  • évaluation des risques, documentation, encadrement des usages, information des personnes concernées, voire interdiction pure et simple de certains cas d’usage.
  • Former sans aborder ces dimensions revient à outiller des équipes sans leur donner les clés pour rester conformes.

Se former à l’IA, oui. Improviser, non.

Former des équipes ou des indépendants à l’IA générative sans cadre juridique et stratégique revient à déplacer le risque, pas à le traiter.
Une montée en compétence sérieuse suppose :

  • une compréhension des enjeux réglementaires (RGPD, AI Act, responsabilité),
  • une capacité à qualifier juridiquement les cas d’usage,
  • une réflexion sur la gouvernance interne de l’IA,
  • la capacité à renoncer à certains usages,
  • une approche responsable, y compris sur le plan environnemental et organisationnel.

C’est cette approche que je privilégie dans mes accompagnements, et que je recherche lorsque je recommande des formations externes.

Une formation IA alignée avec ces exigences

Dans ce cadre, nous avons identifié une formation IA de deux jours conçue et animée par Yannick Bole-Richard, formateur spécialisé en intelligence artificielle et numérique responsable.
Son approche se distingue par plusieurs points essentiels :

  • des cas d’usage concrets, ancrés dans des contextes professionnels réels,
  • une réflexion explicite sur les limites, les risques et les responsabilités,
  • une pédagogie orientée décision, et non simple démonstration technologique,
  • une volonté de former à des usages raisonnés, compatibles avec les exigences réglementaires émergentes.

Il ne s’agit pas d’apprendre à « faire de l’IA partout », mais de savoir où l’IA a du sens, et où elle n’en a pas.

À qui s’adresse ce type de formation ?

Cette démarche est particulièrement pertinente pour :

  • les dirigeants et managers qui doivent arbitrer des choix structurants,
  • les consultants et indépendants souhaitant intégrer l’IA sans fragiliser leur activité,
  • les juristes, DPO et fonctions conformité confrontés aux usages concrets de l’IA sur le terrain,
  • plus largement, toute organisation qui refuse l’improvisation sur des sujets aussi sensibles.

Conclusion

L’IA générative n’est ni une menace en soi, ni une solution miracle.
C’est un outil puissant, désormais encadré par le droit européen, qui exige un cadre clair, une réflexion stratégique et une compréhension fine des enjeux juridiques et organisationnels.

Se former est indispensable.
Se former correctement l’est encore plus.

 

Vous souhaitez évaluer si cette formation IA est pertinente pour votre organisation ?

Le cabinet Silexo peut vous aider à qualifier vos enjeux, vos cas d’usage et à déterminer si cette formation correspond à votre contexte juridique et opérationnel.

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